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Immigration clandestine: Des milliers de jeunes africains continuent de mourir en mer

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« Barça ou Barsax » le slogan lancé depuis quelques années continue d’accomplir son œuvre infernale et macabre avec comme cible la jeunesse africaine qui paie un lourd tribut de ce voyage à très haut risque.
La situation des plus déplorables décriée sans résultat, dénoncée sans réaction des autorités s’accentue de jour en jour.
Dans le désarroi et un total désespoir des milliers de jeunes rongés par l’oisiveté et le chômage endémique tentent de trouver une lueur d’espérance dans l’Eldorado occidental malheureusement au prix de plusieures pertes en vie humaine. Pour en savoir plus sur les motivations et les raisons d’une telle folie Kaolackinfos est allé à la rencontre de certains candidats à l’émigration clandestine.
Le problème qui se pose fondamentalement est celui de l’absence de toute débouchée malgré les diplômes amassés après des études universitaires. En tout cas c’est ce que nous a révélé Abdou Ndiaye titulaire d’un master 2 en marketing et communication.  » J’ai 30 ans d’âge mais jusqu’aujourd’hui je ne parviens pas à trouver un emploi malgré mon master 2. J’ai déposé des demandes d’emploi et de stage dans plusieures entreprises et sociétés de la place sans en retour avoir une réponse positive. Ceci est un veritable danger quant la jeunesse d’un pays est obligée de vivre un tel calvaire. Il est difficile de l’accepter mais le seul espoir qui nous reste est d’aller tenter nos chances ailleurs, là où cette situation ne se présente pas. Émigrer même si c’est au prix de notre vie » a-t-il déclaré.
Même son de cloche chez Binette Diatta : « A mon avis  les jeunes émigrent parce qu’ils ont perdu tout espoir d’une vie descente dans leurs pays. Nous sommes obligés d’emprunter les pirogues de la mort ou un viyage vers l’inconnu qui ne se fait pas sans risques. Malheureusement beaucoup des candidats à l’émigration se retrouvent au fond de l’océan qui ne leur laisse aucune chance de survie en cas de naufrage. Il faut reconnaître qu’il s’agit là d’un mal nécessaire, car le taux de chômage est très élevé ¹et les entreprises ne recrutent plus, ils ne font qu’exploiter les jeunes »,  nous confit elle.
Dans la vie il y’a une solution à tous les problèmes. Et selon cet ancien militaire, l’Etat doit trouver les créneaux nécessaires à la résolution de cet état de fait.
« Pour mettre fin à ce phénomène, l’Etat doit créer des industries mais aussi mettre sur pied des infrastructures qui vont permettre aux jeunes de trouver un emploi  et de les accompagner après leur formation », propose Yaya Sarr.
Cheikh Tidiane Dansokho

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